Présentation

Même si l'Antiquité romaine fut une période rude et souvent implacable pour beaucoup d'êtres humains, nous ne pouvons nier que dans de nombreux domaines la civilisation romaine fut innovante et même fascinante. Si Rome a conquis nos terres à la force du glaive pour imposer ensuite son pouvoir sous la férule des légions et de son administration centralisée, elle nous a aussi légué sa culture et, pour ce qui nous intéresse dans ce blog, son savoir-faire en matière d'urbanisme, d'architecture et de construction. C'est précisément ce domaine des habitations romaines typiques des campagnes, les villae, que je vous invite à découvrir ensemble.

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jeudi 6 juin 2019

La villa de l'Archéosite d'Aubechies

Outre les nombreuses reconstitutions d'habitats et structures antiques, l'Archéosite d'Aubechies propose également à ses visiteurs la découverte d'une villa gallo-romaine reconstruite à partir du plan de fouille des vestiges d'une authentique villa mise au jour en Allemagne.

Vue d'ensemble de la villa reconstituée, photo: J-M Rogge





Voici un extrait de la brochure : « La villa à l'époque romaine » rédigée et publiée par l'Archéosite :

'' Le choix d'un modèle spécifique, la villa de Mayen (Rheinland-Pfalz) située en Allemagne, s'est imposé pour des raison pratiques. Cette construction de taille modeste et bien documentée a connu 8 phases de transformations successives aboutissant à un plan homogène relativement réduit muni d'une galerie de façade caractéristique. Ce modèle est relativement récurrent dans le Nord de la Gaule, en Bretagne insulaire et en Germanie.

La reconstitution, présentée ici, illustre la phase finale de la villa de Mayen. La vaste pièce rectangulaire située à l'arrière de la galerie de façade est intégrée entre deux pavillons d'angle qui lui confèrent une certaine monumentalité et une rigueur symétrique. Le grenier, visible sur le plan original, n'a pas été reconstitué, le terrain étant trop plane.

Plan et esquisse de la villa de Mayen en Allemagne, (Mylius, 1928)





Fondation, maçonnerie et parement

Étant donné la nature du substrat géologique régional composé d'une épaisse couche de loess, les fondations antiques se limitent habituellement à une profondeur moyenne de +/- 60 cm équivalant au niveau inférieur protégé du gel. Le plus souvent, les fondations se composaient de blocs de pierre pouvant être disposées en hérisson, liés à l'argile et parfois au mortier de chaux.

La pierre utilisée pour la reconstitution du parement de cette villa est un grès régional appelé « grès de Grandglise » (grès « bigarré » du Landénien inférieur). Cette pierre était majoritairement utilisée pour toutes les constructions de la région de Beloeil et de Basècles durant la période romaine.

Durant l'époque antique, les murs étaient constitués d'un remplissage de pierrailles mélangées au mortier : l'opus caementicium. Le mortier se compose d'un volume de chaux, de deux volumes de sable de rivière et d'un volume de tuileaux pulvérisés qui lui confèrent cette couleur rose. Cette technique se base sur l'une des recettes du traité d'architecture de Vitruve datant du 1er siècle de notre ère (Vitruve, II, 5,7). Cet opus caementicium est toujours accompagné d'une parement externe pouvant être agencé de diverses manières. Dans nos régions, on retrouve principalement des parements en opus incertum constitués de blocs de taille informe pouvant être dressés sur leur face externe et en opus vittatum composés de pierres
quadrangulaires uniformes disposées horizontalement. Les enduits extérieurs ou crépis à base de chaux étaient également souvent employés. Ces derniers pouvaient être agrémentés de traits colorés, tirés au fer à joint, imitant des blocs de pierre de taille régulière. La villa présentée ici est recouverte par endroit d'un enduit lisse de couleur ocre.

La façade principale et les soubassements sont composés de blocs de grès disposés en opus vittatum agrémentés d'assises de tuiles. Ces dernières, tout en contribuant à la régularité de la construction, apportent une dimension esthétique caractéristique de la construction romaine.

Vue de la façade de la villa reconstituée à Aubechies




Portique

L'espace couvert situé devant la façade est constitué d'un portique monumental décoratif. Le portique, ensemble architectural typiquement méditerranéen, est un élément fondamental dans l'architecture romaine. Le caractère indigène subsiste dans l'utilisation de supports en bois pour la construction du portique.

La charpente en chêne bien visible sous le portique est constituée de poutres maîtresses en bois soutenant des chevrons et des voliges sur lesquels les tuiles viennent prendre appui. Dans nos régions, la tuile est un matériau de couverture couramment utilisé dès la première moitié du Ier siècle. La tegula est une tuile plate trapézoïdale avec rebords latéraux. Sur ces rebords venaient s'appuyer à chaque extrémité l'imbrex ou couvre-joint, tuile semi-circulaire qui permettait d'assurer l'étanchéité de la couverture. Celle-ci se terminait par une antéfixe (antefixa) qui scellait l'ensemble.

L'utilisation de la gouttière n'est pas attestée à cette époque. La toiture débordante permettait d'isoler la façade de l'écoulement des eaux. Le système de drainage était assuré par des tegulae disposées à même le sol et servant de caniveaux. Ces tegulae, visibles à l'angle gauche de la façade, entraînaient l'eau en bas de pente.

Huisserie

Les accès principaux sont généralement larges. La porte en chêne, visible de la façade avant et composée de quatre battants munis de fenêtres à croisillons, a été réalisée d'après un modèle retrouvé à Pompéi. Les fenêtres en bois pourvues de croisillons sont constitués de verre soufflé. Le verre à vitre apparaît dans nos régions à l'époque romaine. Il se caractérise par la présence de bulles et par une couleur qui varie en fonction de l'oxydation des minéraux de matières siliceuse. Les fenêtre sont également recouvertes de protections étoilées en fer décoratif. Ces dernières sont rivetées à l'ancienne et scellées au plomb.

Chauffage et foyer

A l'époque romaine, le foyer à cheminée n'existait pas encore. Le système de chauffage était assuré par des foyers ouverts adossés au mur et reposant directement sur le sol ou par des brasero disposés dans les différentes pièces. Un très bel exemple de brasero en bronze est présenté dans la salle d'apparat. Ce dernier a été réalisé d'après un modèle découvert à Pompéi. Il est composé de trois pieds en forme de faune ithyphallique.

A côté de ces chauffages d'appoint, un système novateur fut mis au point : le chauffage sur hypocauste. Un praefurnium (foyer) était aménagé sous la pièce à chauffer afin de permettre à la chaleur de se répandre en sous-sol (d'où le nom latin d'hypocausis : chauffage inférieur). Cet espace était couvert par un sol suspendu : la suspensura constituée de dalles de terre maintenues pas le biais de pilettes composées de briques quadrangulaires de 20 cm de côté. Elle était recouverte d'un mortier romain. La chaleur chauffait le sol et était évacuée par les conduits verticaux fixés dans les murs. Ces conduits ou « tubuli » participaient également au réchauffement de la pièce. Des cheminées situées en sommet de mur permettaient l'évacuation des fumées vers l'extérieur. L'invention de ce premier chauffage central remonterait au IIIe siècle avant J.-C. Des conduits de chauffage ont été découverts à Gortys, Olympie et Syracuse (Adam, p. 289). Il faudra attendre le courant du Ier siècle de notre ère pour voir apparaître cet équipement dans nos régions. Une petite pièce rectangulaire a été reconstituée à l'extérieur de la villa (sur le côté latéral gauche) et permet d'accéder au praefurnium. Ce système est ici reconstitué pour le chauffage de la baignoire : les thermes.

La salle de séjour ou de réception

Vue partielle de l'atrium, photo : J-M Rogge




Cette salle était réservée, à l'origine, aux activités collectives de la famille et aux repas. Peu à peu, dans les grandes villae, l'évolution pratique voulut que les repas soient pris dans une salle réservée exclusivement à cet usage : le triclinium. A l'origine, ce nom désignait le lit à triple couchette sur lequel s'installaient les convives. Dans le cas de constructions modestes, la double fonctionnalité séjour-salle à manger a très bien pu persister faute d'espace suffisant.

Diverses pièces secondaires sont également accessibles à partir de cet endroit central. Malheureusement, l'archéologie nous donne peu de renseignements quant à la destination exacte de ces dernières.

Les quatre colonnes visibles au centre de la pièce constituent un dispositif permettant de soulager la portée du toit. De nombreuses petites villae en Gaule révèlent les traces de piliers ou poteaux de soutènement à cet endroit (Verslype, 1994, p. 33).

L'atrium avec les colonnes




Le sol recouvert du mortier romain caractéristique (sable, tuileaux pilés, chaux) est agrémenté de trois mosaïques en marbre illustrant deux scènes champêtres et une nature morte. La scène champêtre disposée à l'entrée présente une mosaïque bichrome avec un chevrier occupé à traire une chèvre sous une treille. L'ensemble est entouré d'une frise agrémentée d'oiseaux disposés en vis-à-vis. Cette scène s'inspire du motif d'un tissu datant des IVe-Ve siècles après J.-C.

Une mosaïque polychrome disposée devant l'escalier présente divers aliments consommés à l'époque : poissons, volailles, bottes d'asperges, régimes de dattes. Cette nature morte est la copie d'une mosaïque découverte à Tor Marancia (près de Rome) et datant de l'époque d'Hadrien.

Devant les thermes, une mosaïque polychrome réalisée d'après un original découvert aux environs de Rome (IIIe siècle ap. J.-C.) présente des escargots et des poules de Numidie (pintades), produits exportés par l'Afrique du Nord durant l'Antiquité.

D'après Vitruve, les illustrations d'animaux, légumes et fruits figurant dans la peinture italique font directement référence aux cadeaux offerts par le maître des lieux à ses invités. Ce thème, repris également dans les mosaïques, illustre aux IIe et IIIe siècles, les prémices des récoltes et des troupeaux apportés par les coloni c'est-à-dire les paysans travaillant pour le patronus (Gros, 2001, p. 149).

La peinture romaine s'exprime principalement par l'utilisation de deux types de techniques. La fresque ou peinture « a fresco » qui correspond à une méthode de peinture sur un enduit de chaux et de sable encore frais. Les pigments appliqués avec de l'eau ou du lait de chaux pénètrent et se fixent alors dans l'enduit plus facilement. La technique de la « tempera » correspond à l'application de peinture délayée préalablement avec un liant sur un support sec. Souvent, seule une analyse physico-chimique permet d'identifier avec certitude le type de technique utilisé (Barbet, 1999, p. 39-52).
La plupart des pigments utilisés sont d'origine minérale (Barbet, 1999, p. 45-49). (...)

Étage et plafonds

La pièce d'apparat centrale est ici présentée sans étage. Cette hypothèse s'appuie sur les données archéologiques, les recherches pratiquées sur certaines villae (Metzler et al., 1981, p. 139-140). Les pièces secondaires situées dans les ailes possèdent par contre un étage reconstitué, utilisé comme pièce de stockage.(...) ''

La villa comporte également un tepidarium et une chambre avec un laraire. Un jardin et un potager complètent le domaine reconstitué.

(Résumé fait avec l'autorisation de l'Archéosite)

Lien vers l'Archéosite : http://www.archeosite.be/fr/home/

Juin 2019

vendredi 15 juin 2018

La villa de l'Empereur

Voici une villa romaine, située non loin de Trèves, dont la pauvreté des vestiges contraste avec l'importance historique du site. Il ne subsiste en effet pratiquement plus aucun vestige de ce qui fut vraisemblablement une villa impériale au Bas-Empire. D'après le récit du poète Ausone, il semblerait bien que cette villa palatiale fut une des résidences de plusieurs empereurs de la deuxième moitié du IVe siècle.

Palais impérial romain, Konz

Le palais impérial romain était situé sur un versant au-dessus du pont et offrait une vue imprenable sur l’estuaire de la Sarre et les alentours. L’architecture des lieux se voulait représentative d’un certain style de vie. Des couloirs à colonnes et des peintures murales d’une grande qualité laissent deviner une influence méditerranéenne. Au-delà d’une entrée principale de 3,16 m, l’accès était assuré par trois autres larges portes armées. Le cœur du bâtiment était constitué par une salle centrale fastueuse servant aux réceptions et aux fêtes. Deux grandes fenêtres de 2,70 m y laissaient entrer la lumière. Les pièces de vie étaient regroupées autour de la salle.

L’aile ouest du palais abritait une piscine majestueuse. Au 4e siècle après J.C., le poète romain Ausonius évoqua les « murs impériaux » sur l’estuaire de la Sarre. On peut donc en conclure que le maître des lieux était certainement la cour impériale de Trèves. À Contionacum (Konz), l’empereur Valentinien 1er signa même plusieurs arrêts concernant les esclaves, les impôts et le droit de succession de la famille impériale.

On a pu démontrer que l’empereur Valentinien I (364-375) a habité ces lieux. Mais aussi Valentinien II (375-392) ; Gratien (367-383), qui fut élevé par Ausonius, et Magnus Maximus (383-388) ont dû eux aussi séjourner à Konz, car à l’époque où ils gouvernaient, la villa était habitée. Plus tard, des incursions germaniques affaiblirent la région.

Le palais fut abandonné au moment du transfert de l’administration romaine à Arles vers 400 après J.C. Il n’en reste plus aujourd’hui que la partie ouest des bains froids (frigidarium), des restes du mur de soutènement de la salle centrale et d’un promenoir. Sous l’église, on trouve encore le foyer de l’installation qui servait à chauffer la salle de réception.

En 2007, la ville de Konz a entrepris de nombreuses mesures de valorisation du palais impérial. Ainsi, les pièces historiques ont été signalées par des bandes de pierre calcaire qui laissent parfaitement deviner les dimensions du site. En hauteur, la villa impériale a été représentée par une sculpture métallique éclairée de nuit et arborant deux fenêtres en arc. Cinq panneaux d’information relatent l’importance et les particularités historiques du site.

Adresse : Konz, Pfarrkirche St. Nikolaus, Martinstr. 22

Restitution hypothétique avec le confluent de la Sarre et de la Moselle à l'arrière



Un des rares vestiges



Juin 2018
Ph. Laval

vendredi 18 mai 2018

La villa romaine de Borg

Découverte et mise en valeur

La villa romaine de Borg fut découverte à la fin du XIXe siècle, grâce à la curiosité de Johann Schneider, un instituteur d'Oberleuken, passionné d'histoire et d'archéologie. Comme membre d'une société régionale d'Histoire et d'Archéologie, il en avisa le Musée provincial de Trèves, où il envoya les relevés de ses premiers sondages, ainsi que plusieurs objets antiques découverts sur le site.
Les deux guerres mondiales firent tomber dans l'oubli les recherches de Monsieur Schneider. Mais, préoccupée par les fouilles clandestines qui menaçaient de détruire le site, la Fondation culturelle de Merzig-Wadem décida d'organiser des fouilles archéologiques officielles sur le site.
La première campagne de fouilles débuta le 1er avril 1987, en collaboration avec la commune de Perl, propriétaire du terrain boisé.
L'importance des vestiges suscita l'intérêt des scientifiques allemands et étrangers ; et la décision fut prise, non seulement de mettre au jour les ruines, mais aussi de rebâtir la villa sur ses fondations antiques, telle qu'elle devait apparaître aux IIe-IIIe siècle ap. J.-C.
Les thermes et la taverne furent d'abord réalisés en 1997, puis la maison du maître et la cour intérieure avec le bassin furent ouverts au public en mai 1999. Une troisième partie fut achevée en été 2001 et le bâtiment du porche fut terminé en 2004. Enfin la cuisine fut opérationnelle dès 2008. Le coût des travaux ayant été financé pour 70% par le gouvernement du Land de Sarre.

Vue de la villa reconstruite




Description

La villa de Borg a été judicieusement implantée sur les sols fertiles du Muschelkalk, un plateau situé entre les vallées de la Sarre et de la Moselle, non loin de l'importante voie romaine Metz-Trèves.
L'ensemble des bâtiments de la pars urbana et de la pars rustica s'étend sur une longueur de quelque 500 m et une largeur de 150 m, occupant ainsi une superficie de 7,5 hectares, faisant de cette villa une des plus grandes du nord de la Gaule.
Les fouilles ont également révélé la présence de bâtiments plus anciens en matériaux périssables et des objets appartenant à l'époque gauloise ; ce qui indiquerait une continuité d'occupation de la période de la Tène finale au Haut-Empire romain.

La pars urbana, reconstruire, est délimitée de la pars rustica, non encore fouillée, par un bâtiment-porche imposant.
L'accès à la pars urbana se faisait par la porte cochère du bâtiment-porche. Cette construction s'est faite en quatre phases successives. Et la dernière fonction du bâtiment fut tout à fait différente vers la fin de l'occupation de la villa.

La résidence du maître, au centre de la pars urbana, est flanquée de deux ailes d'habitations de chaque côté, qu'une galerie à colonnade relie entre elles. Le complexe résidentiel, orienté à l'Ouest, entoure une cour avec des jardins prolongés d'un bassin aquatique, donnant à la résidence un caractère palatial évident. Le chemin d'accès menant à l'entrée de la résidence divise les jardins et le bassin aquatique en deux parties symétriques.
Un imposant complexe thermal se trouvait dans l'aile droite de la résidence (en regardant la façade). Il comprenait un vestiaire, un frigidarium, un caldarium, un tepidarium, des latrines, et bien sûr des pièces chauffées par hypocauste. Les fouilles y ont révélé six phases de transformations majeures.
L'aile gauche de la partie résidentielle, constituée de nombreux petits locaux, semblerait avoir eu une utilité économique et artisanale. Certaines de ces pièces étaient également chauffées par hypocauste.

Une première cuisine datée du début de l'occupation de la villa a été repérée dans l'aile gauche de la résidence. La seconde cuisine de l'aile droite date d'une période plus récente.
Enfin, les bâtiments de la pars rustica n'ont pas encore été fouillés, et aucun projet de reconstruction n'est envisagé à ce jour, à moins d'une découverte inattendue.

Résumé rédigé sur base du texte de Bettina Birkenhagen, décembre 2008


Parc archéologique Villa romaine de Borg – Accueil du public
Du mardi au dimanche et jours fériés
D’avril à octobre : de 10 h à 18 h
Février, mars et novembre : de 11 h à 16 h
Fermé le lundi et décembre et janvier !

Heures d’ouverture de la Taverne
Elles sont identiques aux heures d’ouverture de la villa Romaine de Borg.
Sur demande, les manifestations spéciales (fêtes d’associations, d’entreprises
ou familiales) sont également possibles en dehors des heures d’ouverture.

Tarifs
Adultes ................................................................................... 5,00 €
Tarif réduit ............................................................................... 4,00 €
Scolaires, étudiants, handicapés (sur présentation de la carte)
Familles (deux adultes et enfants de moins de 14 ans) ........... 10,00 €
Enfants de moins de 6 ans ............................................... Entrée libre
Enfants de moins de 14 ans ..................................................... 2,00 €
Groupe de 20 personnes et plus, prix par personne ................. 4,00 €
Classes scolaires, forfait jusqu’à 30 personnes ....................... 35,00 €

Visites guidées (sur rendez-vous uniquement)
Groupes .................................................... 50,00 € plus prix d‘entrée
Classes scolaires ........................................ 50,00 € plus prix d‘entrée
(Visites guidées découverte et visites guidées dans les jardins sur demande)
Responsable : Kulturstiftung Merzig-Wadern
Photos : Helwin Götzinger et Villa Borg
Avril 2016

Parc archéologique Villa romaine de Borg
Im Meeswald 1, D-66706 Perl-Borg
Téléphone : +49 (0)6865 9117-0
Fax : +49 (0)6865 9117-17
Internet : www.villa-borg.de
Courriel : info@villa-borg.de


Bâtiment-porche reconstruit




Vidéo :



Mai 2018
Ph. Laval

vendredi 20 avril 2018

La villa romaine de Nennig

Le magnifique sol en mosaïque de la villa romaine de Nennig compte parmi les plus importants découverts au nord des Alpes et parmi les rares qu'il est encore possible de voir in situ. Protégé par une structure construite il y a environ 150 ans, le site constitue une des plus anciennes présentations muséales de trouvailles archéologiques d'Allemagne.

En 1852, un agriculteur découvre fortuitement un fragment de mosaïque coloré et lumineux représentant un lion. La Gesellschaft für nützliche forschungen de Trèves engage alors une fouille qui met au jour la totalité du sol en mosaïque ; il est ensuite protégé par un bâtiment spécialement conçu à cet effet. Les fouilles plus tardives ont dégagé l'aire totale de la villa qui, selon ses dimensions et son aménagement, fait partie des établissements les plus somptueux des provinces de l'Empire romain.

A elle seule, la partie médiane était d'une longueur de 140 m. Elle était flanquée des deux côtés par des avant-corps et un couloir menant du bâtiment latéral sud à un établissement de bains. Au centre de la villa se trouvait le grand hall d'entrée et sa mosaïque d'environ 160 m2 au sol, qui intégrait un puits décoré de dalles en marbre.

La composition sévère de la mosaïque ressemble à un tapis étalé sur des carreaux en marbre noirs et blancs. Le cadre décoratif est formé de losanges, de rectangles, de trapèzes et de carrés à décor floral et géométrique. Le principal centre d'intérêt de l’œuvre est la représentation de gladiateurs et les six médaillons octogonaux qui illustrent d'autres scènes du monde de l'amphithéâtre.
Grâce aux travaux de restauration de 1960 effectués par le Landesmuseum de Trèves, la mosaïque a pu être datée du début du 3e siècle apr. J .-C.

Une présentation multimédia informe sur l'histoire et l'interprétation de la villa et montre une reconstitution tridimensionnelle de tout le domaine.

Source : Stiftung Saarländischer kulturbesitz Museum für Vor-und Frühgeschichte

Adresse :
Horaire et tarifs
Römische Villa Nennig
Avril à Septembre : 8.30-12h, 13-18h
Römerstrasse 11
Mars, Octobre et Novembre :
D-66706 Perl-Nennig
9-12h et 13-16h30
Tel. +49(0)68 66. 13 29
Décembre, Janvier et Février : fermé
Fermé le lundi
www.kulturbesitz.de
Prix d'entrée : 1,50€, 1€ et 0,75€

Mosaïque centrale





Römische Villa Nennig, Mosaikfußboden, Detail Kampf der Gladiatoren
 © Stiftung Saarländischer Kulturbesitz


 Quelques vestiges ...

             
           
     










      

dimanche 7 janvier 2018

La villa romaine de Bollendorf

La villa romaine de Bollendorf est située sur le versant Est de la vallée de la Sûre en Allemagne, non loin de la région mosellane de Trèves ; la Sûre faisant office de frontière entre l'Allemagne et le Grand-Duché du Luxembourg à cet endroit.

Bien qu'elle soit proche de la rivière, sa position en hauteur la protégeait des crues et des inondations, tout en lui offrant les avantages du cours d'eau (pêche, voie de communication).

D'un style classique pour nos régions, l'habitation principale mesure 27 m de long sur 23 m de large, et on y accédait par un escalier monumental en façade. Le bâtiment s'ouvrait au sud-ouest par un portique flanqué de deux tours d'angle, offrant ainsi une vue remarquable sur toute la vallée.

Le cellier, assez bien conservé, sous la colonnade, était accessible depuis la pièce centrale par un escalier impressionnant toujours en place aujourd'hui (voir photo).
Les thermes, à l'ouest du bâtiment, étaient composés d'un caldarium au nord, suivi d'un tepidarium, puis d'un frigidarium au sud, ainsi qu'une baignoire encastrée. Le praefurnium se trouvait dans la partie centrale du bâtiment.
Une pièce supplémentaire pourvue d'une entrée indépendante a été ajoutée au nord du corps de logis à une époque plus tardive.

D'après les fouilles archéologiques réalisées entre 1907 et 1910, la villa aurait été bâtie vers la fin du premier siècle de notre ère et aurait subsisté jusqu’au Ve siècle.

Depuis 1997, les vestiges, assez bien conservés, bénéficient d'une structure de protection ouverte dont le volume correspond plus ou moins à celui de la villa à l'époque de sa splendeur (voir photo). Ce travail a été réalisé à l'initiative de l'association « Eifelverein Bollendorf ».
L’Université des sciences appliquées de Trèves a conçu la structure de protection et le projet a été financé par l'église locale, le club Eiffel, l'association communautaire Irrel, l’État de Rhénanie-Palatinat et la Fondation allemande pour la protection des monuments.

L'accès aux vestiges est libre et ouvert toute l'année.


Quelques photos :

La façade                                                                                                                     Escalier du cellier



















Le plan


















Janvier 2018
Ph. Laval